29 octobre 2026
8 minutes
À Dijon, la Bourgogne a le goût des bons repas et le charme des vieilles pierres. Laissez-vous tenter par un week-end de visites dans la capitale des ducs.
29 octobre 2026
8 minutes
Visiter Dijon en une ou deux journées permet de découvrir le palais des ducs, le musée des Beaux-Arts, l’église Notre-Dame et les rues du centre historique. Les Halles et la Cité internationale de la gastronomie et du vin complètent votre programme avec la découverte des spécialités bourguignonnes. Le jardin botanique de l’Arquebuse offre une halte au vert et le puits de Moïse révèle les sculptures de l’ancienne chartreuse de Champmol. Le centre se parcourt facilement à pied. Pour prolonger le voyage, la Route des Grands Crus mène aux villages viticoles et aux caves de Bourgogne.
À Dijon, une petite chouette sculptée reçoit les vœux des passants et les guide à travers la ville. Dans le palais des ducs de Bourgogne, la noblesse a cédé la place à un musée des Beaux-Arts. Entre deux visites culturelles, découvrez la gastronomie bourguignonne et ses vins réputés dans le monde entier, pour un voyage placé sous le signe de la gourmandise. Pour visiter Dijon une première fois, voici douze découvertes à répartir sur une journée ou un week-end, avec quelques détours pour découvrir aussi la ville loin de ses monuments les plus photographiés.
À l’entrée du jardin Darcy se tient un ours taillé dans la pierre blanche. Cette copie de l’œuvre de François Pompon vous invite à pénétrer dans un jardin où d’imposants escaliers en pierre, bordés de balustrades, relient terrasses, bassins et cascades. Arrêtez-vous près de l’eau avant de commencer à visiter Dijon : quelques minutes suffisent pour profiter de ce premier sas de verdure depuis la gare toute proche. Ressortez par le portail de la place Darcy pour rejoindre la porte Guillaume, dont la grande arche ouvre la perspective sur la rue de la Liberté.
En face du jardin, le Grand Hôtel La Cloche Dijon – MGallery Collection prolonge cette entrée en matière dans une demeure historique 5 étoiles. Après vos visites, retrouvez son jardin paysager ou réservez un soin au spa, installé sous d’anciennes voûtes de pierre.
Depuis la rue piétonne et commerçante de la Liberté, gagnez la rue des Forges pour observer les fenêtres sculptées de ses hôtels particuliers. Au numéro 34, pénétrez dans un long couloir qui débouche sur la cour intérieure de l’hôtel Chambellan et levez les yeux vers sa lucarne, dont la pierre est travaillée aussi finement qu’une dentelle.
Pour visiter Dijon en imaginant la ville d’autrefois, poursuivez jusqu’à la maison Millière, rue de la Chouette. Derrière sa façade patinée par le temps, avec ses colombages et ses fenêtres en arcades, découvrez une boutique d’artisanat et de produits du terroir et prenez un thé dans la salle aux poutres apparentes ou dans le petit jardin aux beaux jours.
Juste à côté, l’hôtel de Vogüé présente un imposant portail sculpté et une toiture de tuiles vernissées typiquement bourguignonnes. Rejoignez ensuite la rue Verrerie et ses vitrines d’antiquaires pour chiner une pièce unique ou simplement pour faire du lèche-vitrine.
Dijon, une chouette ville ! Pour explorer le centre historique, suivez les petites chouettes dorées au sol. Elles balisent un parcours de 22 étapes, à découvrir en entier ou par petites portions selon vos envies.
Les chouettes du parcours ont une cousine de pierre, à retrouver sur le mur extérieur de l’église Notre-Dame, toujours rue de la Chouette. D’après la légende, un fantôme aurait hanté l’église, attirant les passants et les amenant à confier leurs souhaits à cette petite sculpture, en la caressant de la main gauche. Aujourd’hui, les traits de l’oiseau sont effacés, à force de tant d’attentions !
Sur la façade principale de l’église, trois rangées de fausses gargouilles surmontent le porche et les arcades. Plus haut, guettez le Jacquemart, qui sonne les heures depuis 1383. Philippe le Hardi avait rapporté cet automate de Courtrai comme prise de guerre : un trophée que l’on entend encore en venant visiter Dijon, plus de six siècles après !
Poussez ensuite la porte de l’église pour admirer ses vitraux multicolores et fourmillant de détails, notamment les roses nord et sud, avant d’aller voir la statue en bois de Notre-Dame de Bon-Espoir, souvent parée d’une robe en tissu et d’une couronne.
À moins de cinq minutes à pied de Notre-Dame de Dijon, la place de la Libération se déploie face au palais des ducs et des États de Bourgogne. Ici, les époques se chevauchent : derrière le bâtiment classique symétrique à colonnes se dressent les tours médiévales construites par les ducs. Aujourd’hui, le palais accueille l’hôtel de ville et le musée des Beaux-Arts, dont les collections s’étendent de l’Antiquité au siècle actuel.
Visiter Dijon, c’est aussi prendre le temps de pousser les portes d’un musée. Vous pouvez consacrer votre visite aux collections médiévales, puis poursuivre dans les autres salles selon vos envies. Dans l’ancienne salle des Gardes, deux imposants tombeaux vous attendent : celui de Philippe le Hardi et celui de Jean sans Peur et de son épouse Marguerite de Bavière. Sous les arcades, de petites silhouettes se succèdent : ces « pleurants », enveloppés dans leurs manteaux de deuil, composent un cortège où chaque posture mérite qu’on s’y arrête.
Vous avez découvert le palais depuis la place et ses salles ? Admirez maintenant Dijon depuis son sommet. La tour Philippe le Bon compte 316 marches, à gravir avec un guide. Vous aurez donc tout le temps d’observer la richesse des motifs de son escalier : branches de vigne, escargots, feuilles d’acanthe et emblèmes du duc, le silex et le briquet. À 46 mètres de hauteur, la terrasse surplombe les toitures du centre historique et la campagne bourguignonne environnante.
Pensez à réserver avant de visiter Dijon : chaque créneau est limité à 18 personnes. La visite commentée dure environ 45 minutes, montée comprise.
Rejoignez ensuite les halles à l’approche du déjeuner. Sous leur charpente métallique, les commerçants vous font découvrir les spécialités de la région. Commencez par une tranche de jambon persillé, puis choisissez un époisses bourguignon pour compléter la dégustation. Si vous souhaitez rapporter des souvenirs à déguster plus tard, ne repartez pas sans un pot de moutarde ou un pain d’épices. Une manière agréable de visiter Dijon côté cuisine, avant de vous installer dans l’un des restaurants autour des halles.
À 300 mètres, sur la place Grangier, l’ibis Styles Dijon Central a conservé sa façade Art déco. À l’intérieur, les chambres célèbrent l’héritage viticole de la région. Le petit déjeuner est inclus et, dans les deux restaurants de l’hôtel, les plats sont faits maison.
Une descente sous la cathédrale Saint-Bénigne vous fait remonter jusqu’à l’an mille. Sa rotonde conserve en effet la partie basse d’un édifice autrefois construit sur trois niveaux, à la façon du Panthéon romain. Suivez le guide parmi les colonnes, l’œil à l’affût des figures sculptées sur les chapiteaux. Près de l’emplacement du tombeau de saint Bénigne, des mosaïques géométriques noires, blanches, grises et rouges ornent encore le sol.
Pour visiter Dijon sous terre, rendez-vous à 15 h. La visite guidée dure une cinquantaine de minutes.
À deux pas, le Mama Shelter Dijon vous accueille dans des chambres au design fun et cosy. Dînez au restaurant, profitez du patio végétalisé aux beaux jours, puis retrouvez vos amis dans l’une des salles de karaoké.
À quoi ressemblaient les épiceries avant les supermarchés ? Rue Sainte-Anne, le musée de la Vie bourguignonne vous ouvre les portes de ces anciennes échoppes dans un monastère des Bernardines reconverti. Parcourez sa rue de commerces reconstitués en observant les marchandises en vitrine.
Plus loin, la vie des Bourguignons se découvre à travers des vêtements et des objets du quotidien. Une autre façon de visiter Dijon, à travers la vie de ses habitants d’autrefois. Comptez environ une heure et faites un tour dans le cloître avant de repartir.
Visite ludique : demandez à vos enfants d’essayer de reconnaître des objets familiers parmi ceux qui sont exposés. Certains leur donneront sans doute du fil à retordre ! Une sortie idéale à faire en famille.
Après la vie quotidienne d’autrefois, découvrez ce qui sublime les tables d’aujourd’hui. Installée sur le site de l’ancien hôpital général, la Cité internationale de la gastronomie et du vin explore les façons actuelles de cuisiner et de partager un repas. Dans la chapelle des climats et des terroirs, des projections vous immergent dans le vignoble bourguignon.
Le saviez-vous ? Le mot « climat » désigne ici une parcelle de vigne, avec son histoire et ses particularités.
Pour visiter Dijon en mettant aussi vos sens à contribution, réservez un atelier à l’École des vins de Bourgogne. Et si la dégustation, en toute modération, vous donne envie de découvrir les paysages où naissent ces vins, préparez votre prochaine escapade au fil des plus belles routes des vins de France.
Rejoignez le jardin botanique de l’Arquebuse, à l’ouest du centre historique, pour poursuivre votre découverte des saveurs avant qu’elles n’arrivent en cuisine et dans votre assiette. Dans les carrés de plantes alimentaires, différents cépages et plantes comestibles vous sont présentés. Si certains des noms posés sur les étiquettes vous sont familiers, vous aurez la surprise de constater que les plantes elles-mêmes ne vous disent peut-être rien ! Prolongez la promenade dans l’arboretum, où une petite rivière serpente au milieu d’une multitude d’essences d’arbres.
Une halte bienvenue si vous souhaitez visiter Dijon avec des enfants, qui pourront observer des canards sauvages sur une petite île de l’arboretum ou profiter des jeux.
Près du jardin et de la gare, l’ibis Dijon Gare facilite les arrivées et les départs en train. Si vous venez en voiture, son parking privé gratuit vous évite d’avoir à chercher une place pour vos visites dans le centre. Son restaurant dispose d’une terrasse pour dîner sur place aux beaux jours.
À l’ouest du jardin botanique, à quinze minutes à pied, le puits de Moïse mérite que vous prolongiez votre exploration de Dijon jusqu’à l’ancienne chartreuse de Champmol. Les ducs de Bourgogne sont toujours présents ici, Philippe le Hardi ayant fondé le monastère pour y établir leur nécropole. Le site accueille aujourd’hui le centre hospitalier de La Chartreuse, dont le patrimoine reste accessible aux visiteurs.
Le puits est l’œuvre du sculpteur Claus Sluter. Autour du socle, six statues majestueuses surplombent les visiteurs, d’un réalisme saisissant avec leurs barbes bouclées, leurs sourcils froncés et les plis lourds de leurs manteaux. Après les pleurants du musée des Beaux-Arts, voilà une autre occasion de visiter Dijon à travers les visages que ses sculpteurs ont gravés dans la pierre.
Lors de votre visite, ne cherchez pas nécessairement à tout faire et composez l’itinéraire de votre choix en fonction de vos envies, de la météo, de votre budget et des horaires des sites. Voici deux suggestions de programmes.
| Durée du séjour | Programme suggéré |
| Une journée | Jardin de Darcy et rues du centre historique, église Notre-Dame, déjeuner dans le quartier des Halles, musée des Beaux-Arts, ascension de la tour Philippe le Bon et pause en fin de journée à l’hôtel. |
| Une deuxième journée | Saint-Bénigne ou musée de la Vie bourguignonne le matin, déjeuner à la Cité de la gastronomie, puis jardin botanique de l’Arquebuse. Ajoutez le puits de Moïse si vous avez encore un peu de temps. |
Pour continuer le séjour côté vignobles, le Novotel Dijon Sud, à Marsannay-la-Côte, se trouve sur la Route des Grands Crus. Son parking gratuit fermé convient aux voyageurs qui sont en voiture ; la piscine extérieure aux beaux jours et le bar à vins régionaux complètent les journées d’excursion. N’oubliez pas de désigner un Sam avant vos sorties dégustation !
Prolongez votre immersion en Côte-d’Or jusqu’à Beaune pour découvrir ses célèbres Hospices aux toits vernissés, en suivant ce guide pratique pour organiser votre visite de la capitale des vins de Bourgogne.
La réservation est obligatoire pour la tour Philippe le Bon. Réservez également les ateliers et dégustations que vous souhaitez suivre à la Cité internationale de la gastronomie et du vin.
Oui, le centre historique s’explore facilement à pied depuis la gare. Les bus et tramways complètent les déplacements vers les quartiers plus éloignés.
La moutarde et le pain d’épices se glissent facilement dans les bagages. Si vous préférez un souvenir à garder, optez pour une chouette de la Maison Millière, sélectionnez un objet qui vous plaît chez un artisan local, ou chinez une pièce plus rare chez les antiquaires de la rue Verrerie.